Protocole scolaire : impossible est bien français !

« Les scolaires et leurs enseignants tombent comme à Gravelotte depuis le début de la nouvelle année. C’était prévisible puisque le Conseil scientifique avait mis en garde le gouvernement contre la contagiosité virulente du virus OMICRON. Mettant en porte à faux les familles qui n’avaient pas besoin de ces difficultés supplémentaires à gérer dans leur quotidien… ». « Les scolaires et leurs enseignants tombent comme à Gravelotte depuis le début de la nouvelle année. C’était prévisible puisque le Conseil scientifique avait mis en garde le gouvernement contre la contagiosité virulente du virus OMICRON. Mettant en porte à faux les familles qui n’avaient pas besoin de ces difficultés supplémentaires à gérer dans leur quotidien… ». Crédit Photos : Thierry BRET et D.R.

Une mère poule n’y trouverait pas ses petits ! L’imbroglio sanitaire est d’une telle complexité que nul n’y comprend plus rien quant aux mesures à adopter pour permettre à sa progéniture de suivre de manière convenable les cours prodigués dans les établissements scolaires de l’Hexagone.

Conséquence : c’est la gabegie totale dans les classes qui voient leurs effectifs fondre à vue d’œil depuis le retour des enfants à l’école après les vacances de Noël. Composés d’une trentaine d’élèves, voire beaucoup plus pour ceux qui sont surchargés en période normale, les contingents de jeunes potaches et adolescents suivant les niveaux supérieurs se sont réduits comme peau de chagrin en l’espace de cinq jours, les premiers de l’an neuf synonymes pourtant de reprise d’activité.

Les cas contacts se multiplient à la pelle comme les petits pains imputables à Jésus de Nazareth mais ici il n’y a rien de miraculeux dans les actes qui expliquent cette propagation soudaine. Du fait de son extrême contagiosité et de sa virulence à mettre à plat les organismes éprouvés, OMICRON (la variante virale au top de l’actualité) n’en fait qu’à sa tête et nous impose sa stricte loi.

 

 

Des cellules familiales qui n’en peuvent plus des contraintes…

 

Les scientifiques nous avaient néanmoins prévenus de la dureté probable et exponentielle de cette nouvelle submersion épidémique : mais comme chacun le sait, nul n’est prophète en son pays. Ainsi soit-il !

Problématique : les parents qui ont déjà moult difficultés à gérer leur existence et qui doivent surnager au cœur de cet océan fait de marasme et d’inquiétude au quotidien (le pouvoir d’achat en berne, la hausse inflationniste des prix, les plans sociaux qui s’accélèrent, la morosité ambiante…) doivent en plus revoir leur copie journalière pour intégrer les phases d’autotests, s’ils en trouvent, et de dépistages de leurs enfants !

En croisant les doigts et en se remettant à je ne sais qui pour que le verdict de la positivité, induisant la présence de ce sournois virus, n’affecte pas la chair de leur chair. Et par ricochet l’ensemble de la cellule familiale qui devra se mettre en quarantaine et pratiquer la règle de l’isolement absolu pendant quelques temps. Avant de renouveler le bail des autotests ou des vérificateurs PCR, deux à quatre jours plus tard, histoire de se rassurer et de reprendre un semblant de vie normale, avec masque obligatoire sur la bouche (et le nez puisque la plupart de nos concitoyens le placent allègrement sous les narines !) et de gel hydro-alcoolique à profusion à se tartiner sur les mains !

 

 

Bref : de joyeuses perspectives en effet alors que la période des vœux n’est en qu’à son entame et que se souhaiter la bonne année va bientôt, si cela continue ainsi, devenir une phrase insultante à ne plus jamais prononcer !

Les autotests à acheter en officine pharmaceutique s’écoulent à la vitesse grand « V » ! On l’avait déjà constaté lors de la trêve des confiseurs pour celles et ceux qui ne voulaient quand même pas gâcher les réveillons. Une tendance consumériste qui s’est encore affirmée avec le retour des élèves et apprentis dans le système pédagogique. Or, les stocks s’épuisent. Y compris dans les grandes surfaces où les rayonnages ont été dévalisés en un laps de temps record. C’est aujourd’hui la croix et la bannière pour pouvoir toucher quelques boîtes supplémentaires permettant de se constituer une petite réserve. Un sentiment étrange de déjà vu (dès le début de la pandémie avec la rareté des masques protecteurs) et de manque d’anticipation ?

 

 

Une grève des enseignants pour protester contre la désorganisation…

 

De leur côté, les enseignants et l’ensemble du personnel scolaire font grise mine devant l’avalanche de cas contact et de cas tout court qui se déclarent dans leurs salles de classe.

La situation épidémique a atteint des sommets de contamination, exposant un peu plus celles et ceux de ces pédagogues qui ne sont toujours pas vaccinés (?!).   

D’ailleurs, remontés comme des coucous, ils ont décidé via leur intersyndicale de se mettre en grève, ce jeudi 13 janvier, afin de protester face à une situation qui n’est plus tenable. Un mouvement devant faire tâche d’huile aux quatre coins de l’Hexagone.    

Parmi les reproches évoqués : ceux adressés en priorité à leur ministre de tutelle, Jean-Michel BLANQUER, qui continue à maintenir les écoles grandes ouvertes selon le sacro-saint principe du « quoi qu’il en coûte ».

Et de l’envie « orgueilleuse » et inconvenante de la Nation à demeurer vaille que vaille l’un des rares pays européens à pouvoir se targuer de faire ce choix. Question de prestige, d’autant que la France préside l’Union depuis le 01er janvier !

Les syndicats de l’éducation nationale ne comprennent pas l’allègement récent des mesures protectrices, entre autres les fermetures de classe et l’isolement des élèves.

Des mesures qui désorganisent complètement la bonne fonctionnalité de l’école et qui envoient les enseignants, les parents et les élèves au casse-pipe inévitable !    

Interrogé au Sénat lors des questions au gouvernement ce mercredi 05 janvier, le ministre de l’Education nationale a tout de même admis, pour la première fois, l’ampleur des difficultés actuelles.

Sans pour autant changer d’un iota la ligne de conduite de sa feuille de route. Visiblement, la pagaille qui règne déjà et qui est promise à se poursuivre selon le Conseil scientifique en ce mois de janvier ne semble guère l’affecter ! Même si ce sont nos chères têtes blondes qui vont in fine en pâtir, avec les conséquences familiales.

Il n’y a pas de doute, c’est sûr : impossible est bien français !

 

Thierry BRET

 

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