Les prix de l’énergie s’envolent : ça va flamber !

« Les hausses successives du gaz, de l’électricité et des carburants mènent la France droit dans le mur. Le pouvoir d’achat ne suit pas. L’instauration d’un bouclier fiscal ne remettant pas en cause les augmentations appliquées depuis le 01er janvier même s’il bloque les prix intègre la catégorie des « mesurettes ». Ce que ne veulent plus les Français qui attendent autre chose de leurs gouvernants… ». « Les hausses successives du gaz, de l’électricité et des carburants mènent la France droit dans le mur. Le pouvoir d’achat ne suit pas. L’instauration d’un bouclier fiscal ne remettant pas en cause les augmentations appliquées depuis le 01er janvier même s’il bloque les prix intègre la catégorie des « mesurettes ». Ce que ne veulent plus les Français qui attendent autre chose de leurs gouvernants… ». Crédit Photos : Fernando ARCOS et D.R./PIXABAY.

60 % de hausse observée depuis le début de l’année ! Une paille pour celles et ceux de nos concitoyens qui se chauffent au gaz, qui cuisinent avec le gaz, qui raisonnent qualité de vie et confort assurés grâce au gaz.

Les puristes de la statistique rectifieront d’eux-mêmes : en fait, l’envolée ne s’est élevée qu’à hauteur de 57 % depuis le 01er janvier. Une accumulation de coups d’accélérateurs successifs qui ont fait très mal au bas de laine des Français. Des Français dont l’immense majorité ne roule pas sur l’or.

Mais, ne chipotons pas sur les chiffres : le résultat est le même pour tous (ils sont plusieurs millions à avoir opté pour ce mode énergétique), la pilule est amère. Dure, très dure à avaler même avec de la confiture pour faire glisser !

Et ce n’est pas fini comme nous le suggèrent des prévisionnistes de mauvais augure ! La Norvège et la Russie, nos principaux fournisseurs (l’Hexagone ne produit que 1 % du volume consommé par nos compatriotes), n’ont guère l’intention d’ouvrir grandes les vannes des gazoducs.

Si la dernière augmentation en date du 01er octobre s’établissait à plus de 12 %, que seront les suivantes à venir au cours de ces prochains mois ?

Bienvenue dans le monde de la spéculation à tout crin ! On fait monter les enchères, on réduit la production et on augmente les tarifs de manière exorbitante. En se moquant éperdument du sort des consommateurs et de ceux qui souffrent !

Depuis que l’homme est l’homme, la recette de ce fléau consumériste tous azimuts est à l’identique. Certains s’en mettent plein les fouilles tandis que d’autres trinquent et tirent la langue jusqu’à en crever !

 

 

Les solutions du casse-tête énergétique peuvent-elles être trouvées ?

 

Et dans le genre, catégorie consommation énergétique, la France se situe forcément du mauvais côté de la lorgnette. Ne produisant ni pétrole (souvenons-nous des multiples chocs pétroliers dans les années 70 avec des envolées exponentielles à la pompe) ni gaz (nous l’avons spécifié un peu plus haut à peine 1 % de la production dont nous avons besoin).

Allons, ne soyons pas trop pessimistes ! Il nous reste la fée électricité grâce à notre armada de centrales nucléaires et hydrauliques. Des usines à la pointe de la technologie, ce qui est ma  foi, vrai.

Pensez-vous alors contourner le problème en vous rabattant exclusivement sur l’électricité dans votre mode consumériste ? D’une part, l’électricité n’est pas en reste au niveau de la progression des tarifs (+ 4 %). D’autre part, la production ne suffit pas à alimenter la totalité de l’Hexagone.

Pourquoi ? Parce que l’Etat incite son producteur principal à la revente de l’électricité à l’international. Notamment, les pays situés à nos frontières. Une manière de prélever très facilement de la TVA et autres taxes supplémentaires au passage !

Des solutions à cet épineux casse-tête chinois peuvent-elles exister ? Sans doute. Une, radicale, mais qui est déjà envisagée dans les alcôves bien pensantes de la sphère écologiste consiste tout bonnement à réduire, voire à changer notre consommation énergétique.

D’une part, c’est bénéfique pour la sauvegarde de la planète (admettons) et pour le porte-monnaie en déliquescence à la fin du mois (sans doute). Plutôt que de vous chauffer à température constante dans la maison, adoptez le pull en mohair dès les premiers frimas annonciateurs de l’hiver ! C’est bon pour la santé !

La bougie et la lampe à huile peuvent remplacer l’ampoule électrique, trop grande consommatrice d’énergie si elle n’est pas élaborée à partir d’un LED.

Une autre solution, plus exotique, serait de revendre ses biens immobiliers avec perte et fracas, de laisser tomber définitivement son job avant de quitter ce pays au climat océanique, voire continental pour mettre le cap vers une destination gorgée de lumière et de soleil où il fait bon vivre. A moindre coût et sans la pression fiscale !  

Les endroits alléchants ne manquent pas sur un planisphère pour se faire une idée de son nouveau lieu d’affectation. Un concept qui est peut-être un tantinet trop utopique, à moins de gagner au loto !

 

 

Le bouclier fiscal : de la poudre de perlimpinpin…

 

Mais, finalement, la résolution de cette équation à plusieurs inconnues nous a été apportée cette semaine par le « mathématicien » Jean CASTEX, en personne. Le bouclier fiscal ! Il fallait y penser !

Un processus où les tarifs sont gelés (comme les salaires de la fonction publique depuis au moins trois ans, ne parlons pas du privé qui peine à embaucher !) sur une période définie au préalable.

Un astucieux système que le Premier ministre nous a sorti de derrière les fagots comme une imparable botte de Nevers délivrée en catimini sur un plateau audiovisuel ce mercredi.

Non seulement, les prix du gaz (puisque cela s’applique uniquement à cette seule énergie) ne seront pas soumis à de nouvelles hausses dans les mois à venir. Super ! En outre, ils seront figés jusqu’au mois…d’avril 2022. Ah, bon ?

Un effet d’annonce qui fait « psichtt » à plus d’un titre et ne convainc pas grand monde si ce ne sont les supporters du chef du gouvernement !

Etrange annonce qui ne remet nullement en cause les 57 % de hausses précédentes ! Ni les 12 % appliqués ces jours-ci, au premier octobre !

Faut-il y voir une manœuvre politique, savamment calculée ? Avec le terme de la mesure qui nous amène juste avant le premier tour de la présidentielle ? Et le relâchement du dispositif après coup permettant de lisser le rattrapage des hausses !

Les Français dans leur globalité parce que tous consommateurs d’énergie attendaient autre chose comme décision gouvernementale. Pas de la poudre de perlimpinpin pour nous endormir après le 20 heures de TF1 !

Une baisse conséquente de la TVA, par exemple. En plaçant le gaz comme l’électricité et le carburant (pas concernés par le bouclier fiscal) dans la catégorie privilégiée fiscalement des produits de première nécessité.

De ceux dont ont un absolu besoin les Françaises et les Français qui travaillent au quotidien, de celles et ceux qui peinent à en trouver, de celles et ceux qui tentent de survivre avec une retraite dérisoire qui s’étiole de mois en mois, de celles et ceux de ces étudiants qui ont du mal à joindre les deux bouts pour payer leurs formations.

Bref : de la France toute entière qui exige plus de mansuétude et de réalisme dans les choix stratégiques de nos gouvernements. Surtout en période de crise sociétale et économique profonde. A méditer avant que cela ne flambe…

 

Thierry BRET

 

 

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