Les Bleus se drapent dans leur suffisance…

« Les supporters de l’équipe de France n’ont plus que leurs yeux pour pleurer sur cet été footballistique à honnir, après la déconvenue et la contre-performance de leurs favoris. La France a loupé son Euro pour cause de suffisance et d’encéphalite aigüe…c’est une évidence ! ». « Les supporters de l’équipe de France n’ont plus que leurs yeux pour pleurer sur cet été footballistique à honnir, après la déconvenue et la contre-performance de leurs favoris. La France a loupé son Euro pour cause de suffisance et d’encéphalite aigüe…c’est une évidence ! ». Crédit Photo : D.R.

In fine, le géant aux pieds d’argile est donc tombé de son piédestal. Plus dur en fut la chute au soir de ce triste lundi funeste ! Un résultat prévisible pour bon nombre de supporters qui peinaient à croire en la réussite de leur équipe fétiche. Les champions du monde de football ont donné une pâle leçon de réalisme au cours de ce tournoi européen dont ils étaient pourtant les grandissimes favoris. A tort ou à raison ?

Eux qui se gaussaient sans doute intérieurement de ne faire que d’une simple bouchée de ces « petits Suisses » inoffensifs en huitième de finale l’ont eu de travers ! En restera-t-il de profondes séquelles dans les mois à venir ? Ou faut-il réellement en faire tout un fromage…suisse, il va de soi !

Poussifs, inertes, peu inspirés dans la création du jeu offensif, commettant des erreurs techniques inhabituelles, mentalement ailleurs et parfois au-delà du terrain, jamais les Tricolores ne furent en mesure d’honorer leur statut de maîtres du monde de la planète football. Quatre rencontres auront suffi à le démontrer.

 

Des rencontres insipides au plan collectif et sans supplément d’âme…

 

Dès l’entame de cet Euro, les Français reculent face à l’armada allemande qui joue de malchance malgré sa hardiesse et son agressivité positive devant les buts en inscrivant la seule réalisation de cette partie contre le cours du jeu et surtout contre leur camp ! Les Français reviennent déjà de loin mais la chance semble être de leur côté, au moins cette fois-ci !

On se croit à espérer, que le plus dur est fait, que les protégés de Didier DESCHAMPS sont sur un petit nuage qui augure de belles perspectives au niveau de l’objectif : la victoire, sinon rien !

La déconvenue enregistrée face à de modestes mais héroïques hongrois fera office de première alerte, digne d’une secousse tellurique insondable dans le camp français. Baladés durant une mi-temps, puis menés au score, les Français furent dans l’incapacité de se créer des occasions nettes et franches, de se propulser à l’assaut des buts adverses alors que sur le papier, ils possèdent, soit disant, la meilleure attaque au monde ! Le point du match nul est acquis à l’arrachée : on revient de loin !

Un manque cruel d’humilité ? Un irréalisme qui a fait ses preuves lors de cette série de matchs si insipides et sans supplément d’âme ?

Certes, qualifiée pour le tour suivant et issue de cette poule complexe, baptisée « groupe de la mort », l’équipe de France se prendra une fois de plus les pieds dans le tapis face aux tenants de l’épreuve qui leur avaient damé le pion en 2016, les portugais de Cristiano RONALDO.  

Hormis quelques trop rares fulgurances de génie, les Tricolores ne furent jamais au rendez-vous de ce qui était pourtant l’une des plus belles affiches de ce championnat dispatché curieusement dans quatorze villes du continent européen, voire même au-delà. Depuis quand, messieurs les organisateurs, la capitale de l’Azerbaïdjan, Bakou, se situe-t-elle en Europe au niveau de la géopolitique ?! On me répondra volontiers qu’au niveau sportif cette ancienne république soviétique, à l’instar de quelques autres, bénéficie du même privilège de jouer sa partition aux côtés des cadors européens. Dont la France.

 

Il n’y aura jamais eu le nécessaire déclic mental…

 

Au plan comptable, au terme de ce premier tour indigeste qui n’inspira guère les observateurs avec une victoire et deux nuls obtenus sans panache, chacun pensait que le déclic, propre aux grandes équipes, allait enfin s’enclencher lors de ce huitième de finale opposant le premier du groupe de qualification, la France, aux troisièmes d’une autre poule du tableau, la Suisse.

Dans la logique des choses, mais l’incertitude du sport fort heureusement sait encore réserver ces moments de surprise, tout semblait acquis pour que les hommes de Didier DESCHAMPS atteignent sans trop de difficulté les quarts de finale.

Dans l’absolu, le schéma tactique fut tout autre et tout aussi décevant malgré la progression constante du « repenti » Karim BENZEMA qui inscrira finalement quatre buts au total en réussissant son retour alors d’autres ne débloquèrent jamais leurs compteurs à l’image du virevoltant mais inefficace Kylian MBAPPE.

On connaît la suite, synonyme d’élimination sèche et nette. Et ce tir au but loupé de la star du PSG qui sera passé à côté de son tournoi sans réelle brillance ni plus-value.

Tout cela n’est que du sport et très éloigné des grandes inquiétudes de notre monde. Toutefois, le rêve d’un nouveau sacre cogitait dans les esprits de nos compatriotes, y compris celui d’Emmanuel MACRON, avec sa dose vitale d’adrénaline alors qu’ils sont lassés par les conséquences répétitives de la crise sanitaire et la morosité ambiante.

Les Français de Didier DESCHAMPS n’auront pas su nous procurer ces rêves salvateurs. Les transformant en purs cauchemars pour les plus férus de ces supporters.

A force d’être victimes d’encéphalite aigüe, de prendre la grosse tête, de ne plus être des morts de faim qui courent sur le terrain après tout ce qui bouge et de déballer sur la place publique leurs querelles de clocher en famille à l’exemple de la mère d’Adrien RABIOT, les joueurs de l’équipe de France se sont dégonflés tel un ballon de baudruche en faisant pschitt !   

Est-ce un mal nécessaire avant de se remettre à l’ouvrage pour défendre la couronne mondiale au Qatar dès l’année prochaine ? Ou est-ce devenue la griffe d’une équipe que plus personne ne craint ?

 

Thierry BRET

 

banniere article client arts de vivre

Articles

Bannière droite accueil