Polémiques et camouflets en vainqueurs à l’Eurovision !

« C’est à Rotterdam que s’est déroulée la 65ème édition d’un concours de l’Eurovision qui fera date par les nombreuses polémiques qui resteront dans les annales de cette manifestation culturelle. Entre soupçons d’addictions, fausses notes musicales et camouflets à la pop british ! Dommage pour notre représentante, la talentueuse Barbara PRAVI qui échoue à la seconde place… ». « C’est à Rotterdam que s’est déroulée la 65ème édition d’un concours de l’Eurovision qui fera date par les nombreuses polémiques qui resteront dans les annales de cette manifestation culturelle. Entre soupçons d’addictions, fausses notes musicales et camouflets à la pop british ! Dommage pour notre représentante, la talentueuse Barbara PRAVI qui échoue à la seconde place… ». Crédits Photos : D.R.

D’ordinaire, le soporifique concours de l’Eurovision, 65ème du nom accueilli cette année à Rotterdam (Pays-Bas), n’aurait mérité que quelques lignes de couverture dans notre média. On y aurait mentionné en tout et pour tout la seule identité du vainqueur. Voire le classement du représentant tricolore en manque de résultats probants depuis quarante-quatre ans, après la victoire nostalgique de Marie MYRIAM avec « L’Oiseau et l’Enfant » en 1977.

Il faut croire que les choses ont évolué sciemment pour que nous y accordions l’intégralité d’un éditorial ! Non pas que cette énième diffusion ait été moins ennuyeuse et plus qualitative au plan artistique (au secours !) que les précédentes mais surtout parce qu’elle aura été marquée par des aspects surréalistes à la limite du sulfureux, voire du grotesque.

Tant au niveau des notations obtenues par certains candidats que de la contemplation d’images étranges, sujettes aujourd’hui à une multitude de commentaires vindicatifs sur les réseaux sociaux.

D’ailleurs, des polémiques, il y en a eu à foison,  après le succès pour le moins surprenant de la formation italienne, le groupe de métal « MANESKIN » qui ne devrait rester dans les annales musicologiques que pour les doutes qui ont été semés dans les esprits des téléspectateurs les moins endormis durant cette retransmission, fade comme un jour de pluie sans fin sur le littoral breton !

 

 

Une polémique pour le moins sulfureuse autour des vainqueurs…

 

De quoi s’agit-il, en vérité ? Certes, de pas grand-chose à l’échelle de la planète et d’une actualité quotidienne qui vire le plus souvent à la tragédie, pour ne pas dire plus.

Mais, il aura suffi d’un simple visionnage d’images, et constater que le chanteur de ce combo inspiré de heavy métal se penche délibérément vers une table de salon en train de renifler, voire peut-être de sniffer on ne sait quelle substance illicite, pour changer la donne de ce rendez-vous pourtant gravé dans le marbre de la culture européenne.

Les plus médisants des observateurs et les mauvais perdants parleront immédiatement de prise de cocaïne, rien que cela ! Il est vrai que le leader du groupe, Damiano DAVID, aux yeux quelque peu hagard et embués d’incertitudes (un effet du maquillage ?), n’avait pas l’air de suivre avec grand intérêt la longue litanie de notes attribuées parfois de manière farfelue et comique par les représentants cathodiques des 42 nations composant le jury.

Ses trois comparses ne semblaient d’ailleurs pas plus frais que lui à l’issue de leur prestation scénique, en décalage profond avec la kyrielle de chanteuses blondes platine, body buldées au look de « bimbos » affriolantes, venues s’égarer dans ce traditionnel concours de la chanson. Sans doute, se sont-elles trompées de jour et d’épreuve en confondant l’Eurovision avec le concours de Miss Univers !

Interrogé par une noria de journalistes à l’issue de la soirée, le leader du groupe, se sentant rattrapé par la patrouille, expliqua aux médias s’être abaissé à cette table pour y ramasser des débris de verre contenant une boisson qui n’avait pas l’air franchement de ressembler à du lait fraise.

 

 

Jeu de complaisances entre pays amis...

 

Au-delà de ces turpitudes anodines ayant saupoudré de leur piment aigrelet une soirée d’où sorti du lot quelques artistes digne de cette appellation (la Suisse, la Belgique, le Portugal, l’Allemagne, la Bulgarie, la Suède ou l’Islande), cet « Eurovision 2021 » aura démontré dans les grandes largeurs qu’il existait un océan abyssal d’incompréhensions entre un jury composé de professionnels jugeant sur de réelles capacités techniques et vocales, et un jury populaire dont on s’étonne encore de la médiocrité musicale dont il a fait preuve au niveau de l’appréciation de ces « œuvres » .

A l’énoncé des résultats définitifs devant forger le classement de cette édition controversée, le public a même étrillé par des sifflets appuyés les candidats de l’Ukraine et de la Finlande qui passés de vie à trépas après le verdict catégorique du jury professionnel se sont retrouvés en pôle-position pour l’emporter après les voix du jury populaire, ressuscités des limbes malgré des chansons ineptes, voire inaudibles à nos oreilles !

Notons également, et c’est une première, le double zéro (jury officiel et populaire) à porter au crédit du malheureux représentant britannique que beaucoup vinrent consoler afin de lui éviter son « suicide » devant les caméras !

Il est vrai que la musique en provenance de la Perfide Albion n’a jamais été populaire aux quatre coins du globe et qu’elle n’a produit que de piteux musiciens de bas étage ! John LENNON et David BOWIE ont du se retourner à maintes reprises dans leurs tombes à l’issue de ce camouflet ridicule imputable, et cela a été évoqué par l’animateur Stéphane BERN lui-même, à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Europe !

Bref, le BREXIT s’est donc invité à la première loge de cette confrontation artistique qui souffre déjà depuis plusieurs années des complaisances politiques à peine voilées entre pays participants. Ainsi, d’année en année, on sait que les douze points attribués par les Grecs tombent irrémédiablement dans l’escarcelle de Chypre et réciproquement ; que ceux distribués par la Russie abreuvent les candidats des ex-états du bloc soviétique, pays Baltes compris, que les Autrichiens ne veulent pas déplaire à leurs amis allemands, etc.

Drôle de principes préférentiels qui n’ont plus rien à voir avec la qualité d’une chanson, futur tube de l’été qui suivra.

 

 

La France loupe la victoire d’un cheveu…

 

Reste la prestation de la représentante de l’Hexagone, la talentueuse Barbara PRAVI et sa gestuelle qui devaient raviver les souvenirs envoyés par la « môme » Piaf ! Depuis trois décennies, la France n’avait pas connu meilleur classement,  en échouant d’un cheveu à la seconde place sur le podium. Sobre dans l’interprétation, brillante dans la tessiture : une voix qui connaîtra certainement une belle carrière par la suite.   

Aux dernières nouvelles, le comité d’organisation de l’Eurovision ne semble pas vouloir disqualifier le groupe italien malgré les lourds soupçons de prise de drogue dont il fait l’objet. La France a fait savoir par ailleurs qu’elle ne déposerait aucune réclamation en ce sens.

Moralité de l’histoire : pour remporter ce tremplin de la chanson européenne, mieux vaut être décadent, supposé être camé et dévoiler lascivement ses charmes que de posséder un réel talent d’interprète et de musicien ! Rideau !

 

Thierry BRET

 

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