La justice malade de ses verdicts pour le moins stupéfiants !

" Deux affaires ont révélé encore cette semaine les incohérences des verdicts rendus par la justice, provoquant des remous et une vague de contestations en France...". " Deux affaires ont révélé encore cette semaine les incohérences des verdicts rendus par la justice, provoquant des remous et une vague de contestations en France...". Crédit Photos : Sang Hyun Cho PIXABAY

Drôle de semaine que celle qui vient de s’écouler dans l’Hexagone en matière de décisions judiciaires ! Par deux fois, on a pu constater que tout ne tournait pas forcément bien rond au sein de la vénérable institution.

Celle qui peut être à la fois fort clémente pour ne pas trop alourdir la peine des condamnés ; celle qui, a contrario, peut se révéler plus inflexible dans certains dossiers qui nécessiteraient pourtant un zeste de légèreté.

Dire qu’il y aurait aujourd’hui des trous dans la raquette au sein du système judiciaire français serait un doux euphémisme. Surtout que le problème ne date pas d’hier côté laxisme et incohérence à l’énonciation de certains verdicts. Mais, là, en l’espace de quarante-huit heures, l’opinion publique a pu se mettre sous les dents un double cas d’école à faire pâlir tous les étudiants en faculté de droit qui rêvent de porter un jour la robe d’avocat et de juge !

Vu de l’extérieur, cela ne peut que susciter de l’inquiétude pour les citoyens que nous sommes tous ! Deux affaires ont fait la une de la rubrique juridique cette semaine avec des verdicts qui étaient très attendus pour toutes les parties en présence dans le prétoire. Deux affaires qui in fine auront déclenché les foudres de bon nombre d’observateurs, consternés par ce qu’ils ont entendu.

 

 

Casser du « flic » en toute impunité est-ce désormais possible ?

 

 

Le procès de Viry-Châtillon n’aura satisfait personne. Beaucoup de relaxes parmi les supposés agitateurs de ces faits qui se sont révélés au final extrêmement graves pour les victimes.

Des représentants des forces de l’ordre qui ont failli y laisser leur peau après l’incendie pour deux des leurs bloqués dans leur véhicule de fonction.

Il y aura bien quelques condamnations de principe pour ces jeunes délinquants qui ont bravé l’ordre public sans aucune circonstance atténuante mais l’on retiendra surtout le nombre d’acquittements prononcé par la justice, « faute de preuves » selon le verdict officiel.

 

 

 

Question liminaire à l’annonce de ce verdict édifiant : peut-on s’en tirer finalement à bon compte après avoir voulu casser du « flic » en toute impunité en France et passer à travers les mailles bien trop grosses de la nasse judiciaire qui s’étiole au fil des ans ?

Je vous laisse le soin selon votre propre discernement d’y apporter la réponse que vous souhaitez !

 

 

Prendre des substances pour simuler la folie et obtenir l’irresponsabilité…

 

 

Mais, le second verdict de la semaine où la Justice n’a pas nécessairement gagner en lettre de noblesse est encore plus révoltant aux yeux de beaucoup. Que l’on soit de confession juive, musulmane, protestante, catholique, annamite, agnostique ou athée ! 

Sarah HALIMI, israélite de religion, n’avait rien demandé à quiconque. Isolée dans son petit appartement bâti dans une HLM de la banlieue francilienne, elle prodiguait ses conseils et sa gentillesse à celles et ceux qui en avaient le plus besoin.

Des paumés, des chômeurs, des étrangers, des SDF, mais aussi ces Français qui connaissaient comme elle des fins de mois difficiles et dénués d’argent.

Mais, chose que connaissait pas son agresseur qui lui rendait visite très souvent en sa qualité de voisin : on peut naître juif et ne pas posséder la moindre des richesses, si ce n’est celle du cœur et de l’hospitalité.

Parce qu’il était sous l’emprise de stupéfiants (une forte absorption de cannabis) qui lui aurait procuré des bouffées délirantes le faisant passer à l’acte, le meurtrier de Sarah HALIMI l’a rouée de coups, avant de la jeter par-dessus le balcon du troisième étage de son appartement. Le préjudice du vol, car il y en aura bel et bien un de constaté par les forces de l’ordre, s’élève à une poignée d’euros…

On connaît la suite judiciaire de ce tragique feuilleton médiatique : la Cour de cassation a confirmé que l’auteur présumé du meurtre de la sexagénaire, survenu en 2017 à Paris, était irresponsable pénalement.

Entraînant depuis une vague d’émotion et de colère en France, rassemblements et manifestations revendicatives à la clé en cette journée dominicale du 25 avril pour que la Justice revienne sur sa décision, mais aussi en Israël où pourrait être rejugé ce procès.

L’Etat par la voix du locataire de l’Elysée a fait entendre qu’il ne comprenait pas une telle décision. Alors que l’affaire a été reconnue comme antisémite par les jurés ! Emmanuel MACRON a demandé au garde des Sceaux de procéder à changement de la loi concernant l’irresponsabilité pénale de ce type de meurtriers. Fous et responsables de leurs actes !

Mais, on le sait, en France, on ne juge jamais les simples d’esprit ni les personnes dénuées de raison. Pourtant, l’assassin a choisi volontairement d’avaler des substances illicites en forte quantité, qui l’ont rendu fou. Un fou remis en liberté même s’il a été placé en centre hospitalier sous étroite surveillance…Comme tant d’autres de ces criminels qui commettent de plus en plus de tels actes odieux. Il est temps que la Justice se remette enfin en question…  

 

Thierry BRET

 

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