Commerce : le non-essentiel flirte avec la bêtise absolue !

" La grande distribution est obligée d'interdire les accès de ses gondoles aux consommateurs frustrés au nom du principe de l'équité...". " La grande distribution est obligée d'interdire les accès de ses gondoles aux consommateurs frustrés au nom du principe de l'équité...". Crédit Photos : Thierry BRET.

Mais jusqu’où la bureaucratie, fléau légendaire de la gouvernance de l’Hexagone, sombrera-t-elle dans la plus parfaite des incongruités ? Il faut croire que nos brillants technocrates, fraîchement émoulus des grandes écoles ne mettent jamais les pieds hors des murs de leurs cossus bureaux parisiens une fois leurs fonctions professionnelles à assumer !

A force de ne pas respirer l’air frais de la divine province et de ne pas bénéficier de la précieuse vitamine D de l’astre diurne, ils pondent des directives à qui mieux mieux, qui aujourd’hui plus que jamais frisent avec un abêtissement des plus absolus dans leurs applications. Faisant passer les Français pour des moutons de panurge et les oies blanches pour des modèles de vertu !

Le confinement nous a déjà démontré via ses épisodes successifs les incohérences de cette technocratie jacobine qui décide de tout, envers et contre tous, depuis la capitale sans l’once d’une consultation populaire qui serait pourtant ô combien souhaitable.  

Mais, depuis que les commerces de proximité ont été catalogués en castes dites « essentielles » et « non-essentielles » ; alors là, on touche le fond. Celui des fosses abyssales des océans exotiques à près de vingt mille mètres sous les eaux !

Depuis quand un simple balaie brosse et une petite pelle en plastique pour ramasser la poussière, voire se débarrasser des déjections canines de votre animal de compagnie posées dans un coin de la cuisine, et que l’on peut acquérir à son aise dans les grandes surfaces, possèdent plus d’importance qu’une indispensable paire de souliers interdite à la vente ?

Depuis que le gouvernement de Jean CASTEX a décrété mordicus que les magasins de chaussures n’incorporaient pas la liste des boutiques de première nécessité en cas de crise majeure !

Les diplômés de type baccalauréat plus x années d’études qui nous régentent devraient revoir leur copie stratégique avant de se prononcer sur des décisions inaudibles qui in fine ne tiennent pas la route.

Il faudrait les renvoyer derechef à leurs chères études, niveau seconde avant baccalauréat sans mention avec un précis d’économie sous leur nez. Là, ils y découvriraient les fondements même de l’économie moderne qui reposent sur trois grands principes consuméristes : se nourrir, se loger, se vêtir.

Or, ce dernier point semble avoir été totalement oublié par les ronds de cuir qui s’affairent dans les alcôves ministérielles et leurs antichambres. Se vêtir ne représente pas une nécessité aujourd’hui à leurs yeux. Un comble quand on les voit porter beau devant les caméras de télévision, en paradant avec leurs costumes sombres, chemises blanches et cravates noires de rigueur ! Même par 40 ° Celsius !

 

 

Avoir le droit de s'acheter des chaussures ou un pull...

 

Est-ce à dire que le quidam de base n’a pas le droit de s’acheter un pantalon, ni un pull, encore moins une paire de baskets à sa guise ? On ne peut répondre que par l’affirmative en cette période saugrenue où les neurones de certains semblent s’être évaporés définitivement comme la neige au soleil !

Sur le principe bassement fallacieux d’une pseudo-équité envers les indépendants du commerce qui se voient privés d’exercer leur métier depuis des semaines, la grande distribution n’est plus autorisée à vendre lesdits produits (chaussures, vêtements, mais aussi les jouets) dans leurs rayonnages abondamment garnis.

Occultant lesdites gondoles par des banderoles rouge et blanche qui interdisent l’accès à ces produits vilipendés aux consommateurs.

Dans le même temps, et profitons-en gaillardement, les caddies des chalands peuvent se remplir à la louche de pelles en plastique, de bêches, de pioches, de balaies brosse, de tringles à rideaux, de tubes de colle, de bottes en caoutchouc etc.

Que des produits de première nécessité qui, comme chacun a pu le constater à l’usage sont indispensables à la vie des citoyens que nous sommes en période de guerre contre le virus, convenez-en !

Il serait grand temps que nos gouvernants reviennent avec réalisme et sérieux à notre quotidien. Et pense enfin à celles et ceux de nos concitoyens qui ont besoin d’une paire de chaussure ou de vêtements neufs ne serait-ce que pour se présenter à un entretien d’embauche afin de les sortir de l’ornière de la crise économique qui pointe à l’horizon.

Alors, mesdames et messieurs qui nous gouvernent, laissez de côté vos pelles et vos balaies brosse dans leurs rayonnages et donnez-à celles et ceux qui en ont le plus besoin de quoi marcher vers leur avenir et leur destinée !

Des vêtements et des chaussures pour que les actifs relancent la vie économique de ce pays !

 

Thierry BRET

 

 

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