Face à la crise : les actifs sur le fil du funambule !

" Les nouvelles mesures gouvernementales impactent une fois de plus les actifs qui doivent gérer leur quotidien tels des équilibristes sur un fil...". " Les nouvelles mesures gouvernementales impactent une fois de plus les actifs qui doivent gérer leur quotidien tels des équilibristes sur un fil...". Crédit : Maxime UTOPIX/PIXABAY.

Une poule n’y retrouverait pas ses poussins ! Ni un bambin qui serait en quête des traditionnels œufs en chocolat cachés dans le jardin, prétextes à la fameuse chasse pascale !

Entre les reports successifs des rendez-vous, les annulations prises à la dernière minute, l’accumulation à tout crin des visioconférences, la mise au repos forcé induisant le chômage partiel et la pratique du télétravail au beau milieu de sa progéniture, il est bien difficile de vivre avec un réel enthousiasme son statut de personne en activité professionnelle aujourd’hui.

Force est de constater que le moral des entrepreneurs, de leurs cadres et de leurs salariés se situe bien en deçà du niveau de leurs chaussettes avec une pandémie qui n’en finit pas de persister. Et dont on ne voit pas le bout du tunnel…

D’ailleurs, ce ne sont pas les annonces faites la semaine dernière par le président Emmanuel MACRON inhérentes à la nouvelle épreuve que représente ce pseudo confinement de troisième génération qui en modifient profondément la donne.

Le monde du travail, très perplexe et terriblement inquiet, ne sait plus à quels saints se vouer pour y voir plus clair dans sa feuille de route organisationnelle.

Avec ces nouvelles mesures des plus restrictives, voire complexes à la compréhension du commun des mortels quant à sa liberté d’agir et de se mouvoir, qui ont été prescrites juste avant le week-end de Pâques, gageons que beaucoup de nos concitoyens attendent avec impatience désormais l’heure de la résurrection de leurs entreprises et de leurs activités ! 

Et encore, diront les puristes, cela ne concerne finalement que celles et ceux de ces actifs qui exercent leur savoir-faire dans une filière ayant toujours voix au chapitre des choses dites incontournables.

 

Le jeu d’équilibriste des entreprises pour pouvoir subsister…

 

Il ne faut pas oublier que bon nombre de corporations, et non des moindres à l’instar des filières de la culture, du tourisme, de l’évènementiel, des arts de la table, de l’hébergement, des loisirs de la nuit, des commerces et artisans qualifiés de « non essentiels » ont été placés bien malgré elles au ban de l’activité économique.

Une mise à l’écart illogique telle des rebuts de la société dont il faudra tôt ou tard assumer les conséquences psychologiques bien au-delà du simple aspect financier.

Comment faire face alors à ce contexte sociétal et professionnel irréversibles dont personne ne prévoyait l’existence qui ne cesse d’empirer au fil des mois ?

L’adaptabilité, la souplesse d’esprit, l’innovation permanente, la créativité… : chacun de ces termes représente cette somme de préconisations potentielles que les directions des ressources humaines mettent dans la balance en guise d’inéluctables arguments positifs pour survivre.

Certes, ils ont le mérite d’exister. Mais, ils ne possèdent pas tous des vertus cardinales en ces moments si délicats. On le sait, statistiques à l’appui, si deux tiers des entreprises de l’Hexagone ont mis en place des quotas pour limiter le nombre de salariés en présentiel, chacune s’organise comme elle le peut au quotidien dans le seul souci de pouvoir subsister.

En tâtonnant à qui mieux mieux dans sa manière d’appliquer une stratégie cohérente et sans trop savoir de quoi demain sera fait.

C’est donc à un véritable jeu d’équilibriste tel un funambule qui avance avec extrême prudence sur son fil d’acier, pas à pas, pour ne pas tomber auquel nous assistons.

 

Ne pas se laisser submerger par les doutes…

 

Il est à craindre malheureusement que cet état de fait perdure un long moment. L’embellie du paysage sanitaire ne figure pas encore à l’ordre du jour dans les bulletins de cette météo « covidienne » énoncée chaque jeudi en fin d’après-midi tour à tour par le Premier ministre Jean CASTEX, à défaut par son ministre de la Santé Olivier VERAN.

L’Etat a décidé d’étendre à l’ensemble du pays son nouveau tour de vis sécuritaire. A minima pour quatre semaines, encore.

Ce qui nous amène au niveau calendaire à la date du 26 avril, si tout va bien. Qu’en sera-t-il alors avec exactitude de la situation ?   

Personne n’ose l’imaginer si les chiffres de la propagation du coronavirus continuaient à flamber tels qu’ils l’ont été au cours de ces récentes semaines.

Le sempiternel poids de la bureaucratie, les errements de l’Europe dans la gestion de la campagne vaccinale, les loupés des approches logistiques dans l’acheminement de ces mêmes vaccins sur notre territoire, la défiance exponentielle des Français vis-à-vis du laboratoire ASTRA ZENECA et le relâchement des gestes barrières par une frange de la population réfractaire pèseront sans doute dans les options décisionnelles à venir.

Loin de ces supputations erratiques, les 47 % d’actifs qui font tourner ce pays au plan économique ne doivent pas se laisser submerger par les affres du doute. Leur objectif est d’avancer tant bien que mal en tentant de poursuivre leurs missions.

A leur domicile ou sur leur lieu de travail, parfois presque devenu un endroit désaffecté de toute présence humaine. Mais, en souhaitant tous que les choses reviennent un jour ou l’autre à la normale…

 

Thierry BRET

 

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