Délinquance : le temps de l’impunité zéro est révolu…

Jusqu’où dans l’inacceptable ? La question brûle aujourd’hui les lèvres de tous les observateurs de la chose publique. Sans qu’il n’y ait évidemment de réponse précise en cet instant « t ».

Il ne s’écoule pas une semaine, pas un jour, voire une minute, où le civisme et le respect ne soient bafoués, piétinés, salis par des actes de plus en plus odieux, à la limite de l’insupportable, peut-être même de l’insoutenable…

Les exemples ne cessent de s’accumuler, s’inscrivant dans une spirale folle qui nous conduit vers le chaos le plus total. Nous éloignant ainsi de la bien-pensance et de l’universalisme. De la tolérance et de l’altruisme envers son prochain. De ce qui fait que l’humanité est supérieure en intelligence à l’animal et au végétal…Du moins, c’est ce que l’on croyait selon Darwin et qui est loin d’être sûr au train où vont les choses…

Ici, c’est un gendarme fauché net dans sa pleine jeunesse qui écrasé par un chauffard ayant pris la fuite se démène entre les limbes et la survie. S’il s’en sort, devra-t-il exister en restant rivé au fond de son lit immobile tel un légume nourri de manière artificielle ?

Là, c’est un commissariat de police qui subit les assauts répétitifs de petits commandos puissamment armés de mortiers servant à lancer des feux d’artifice. Mais pour quel bouquet final ? Pas celui d’une allégresse festive que l’on connaît le soir de la fête nationale.

Sans omettre ces faits divers sordides où des jeunes filles ne peuvent même plus traverser une zone boisée à deux cents mètres de leur domicile sans risquer leur existence si elles ont le malheur de croiser un être pervers pris d’une soudaine pulsion sexuelle…

 

Ras-le-bol, de cette dégénérescence de l’esprit humain !

 

Marre de cet étalage journalier médiatique à la « gloire » de ces empêcheurs de tourner en rond ! Il est grand temps que cessent définitivement leurs méfaits largement relayés sur les réseaux sociaux dont il faudra contrôler tôt ou tard les entrées informatives et supprimer tout ce qui n’est pas dans la transparence (anonymat). Ou dans les colonnes repues des tabloïds. Et que les coupables paient enfin de leurs actes et se repentent à jamais devant la société.

Pas comme cet oiseau de mauvais augure, Michel FOURNIRET, qui à 78 ans passés et une série d’une dizaine de meurtres et de viols à son actif, reste droit dans ses bottes à se moquer éperdument de la justice et de ses victimes.

Paradant comme un paon en démonstration dans les jardins de Versailles, le serial killer se prête à chacune de ses interventions clownesques à un jeu trouble dont il est la vedette en faisant le bonheur des psychiatres qui n’arrivent toujours pas à percer son mode de fonctionnement !

Que de temps perdu ! Quel gâchis pour les parents de ces malheureuses qui, elles, n’ont pas eu droit à de telles considérations et autant d’égards. Les victimes sont très vites oubliées, enterrées. Leurs assassins figurent dans les livres d’histoire.

L’heure n’est plus à la constatation. Ni aux analyses superfétatoires. Mais, à l’action et à l’évidence. La vraie. Celle qui devrait être coordonnée entre toutes les composantes d’une démocratie (Etat, police, justice) qui veut en finir une bonne fois pour toute avec cette délinquance de bas étage qui pourrit la vie des honnêtes gens.

 

Ni soumission, ni compromission mais de l’action…

 

Cette reconquête attendue de la République dans les quartiers dits sensibles où vit un panachage de notre société qui, dans sa très grande majorité, ne souhaite qu’une seule chose : y vivre en paix.

Dans l’un de ses discours, Emmanuel MACRON s’est montré ferme et engagé sur le sujet. A l’instar du ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN qui tente de rassurer coûte que coûte les forces de l’ordre, aujourd’hui vilipendées alors qu’en d’autres temps, en 2015 au moment des attentats, elles étaient vouées à l’estime.

Mais, cela n’est pas suffisant. C’est un flot de paroles qui s’envole avec le zéphyr de l’automne.

La justice, à l’origine de ce laxisme continuel qui gangrène notre société depuis des lustres, doit se relooker de l’intérieur à la vitesse sidérale si elle veut enfin être crédible aux yeux de tous. Avec une fermeté exemplaire dans l’application des peines prononcées.  

Les politiques, au lieu de se critiquer avec des cris d’orfraie à la moindre virgule et faute de syntaxe dans les textes de lois, doivent accélérer le processus et faire en sorte que l’attirail législatif ne se borne pas à demeurer lettre morte comme tant de ces écrits au sabir incompréhensible pour le commun des mortels.

Les forces de l’ordre, enfin, doivent intervenir dès que le moindre citoyen lambda requiert leur aide et ne pas se contenter de rédiger un procès-verbal remisé ensuite dans le fond d’une pochette (les violences conjugales).

C’est cela qu’espèrent et attendent les Français aujourd’hui des pouvoirs publics pour lutter efficacement contre la délinquance.

Ils n’acceptent plus de soumission ni de capitulation face à ce fléau. Juste de la détermination et du volontarisme, avant qu'il se passe de l’action…

Thierry BRET

 

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