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SNCF : contribuables, préparez votre porte-monnaie !

Pan sur le bec ! Une nouvelle fois, ce sont les contribuables français, c’est-à-dire vous et moi, mesdames messieurs, qui allons être de nouveau sollicité à mettre la main au gousset pour éponger les dettes tentaculaires et abyssales de l’une des entreprises les plus rétrogrades à gérer aujourd’hui au plan humain dans notre univers économique : la société nationale des chemins de fer !

Cette « chère » SNCF qui ne se prive pas, par cheminots et syndicats interposés, d’agrémenter d’obstacles chacun de nos déplacements, même en non période de grève, devra être supportée financièrement par nos soins pour se sortir de l’incroyable ornière dans laquelle elle s’est embourbée depuis des lustres.

La décision irrévocable, une de plus, est tombée au cours de la semaine dernière avec la prise de parole officielle du Premier ministre, Edouard PHILIPPE : la dette de 35 milliards d’euros sera bel et bien reprise par l’Etat. C’est-à-dire payée par les concitoyens que nous sommes tous. Ils devront puiser dans leurs économies pour combler le trou de ce serpent de mer dont on ne voit jamais le bout de la queue ! Dont acte.

Si seulement, cette initiative permettait une bonne fois pour toute d’éradiquer de manière définitive les miasmes fonctionnels et idéologiques de cette structure entrepreneuriale qui ne cesse de prendre eau de toute part. Car, s’il l’on y regarde de plus près, le déficit de la SNCF ne date pas d’hier. Il faut remonter quasiment aux origines de la société, le regroupement de plusieurs compagnies de chemin de fer, au sortir de l’après-guerre, pour s’apercevoir que déjà le statut empirique de cette entreprise et de sa gouvernance allait virer au cauchemar. Avec, en outre, le poids omniprésent de syndicats arcboutés sur la préservation d’antiennes datant d’une époque aujourd’hui parfaitement révolue.

Au nom de quoi et de quels sacro-saints principes faussement vertueux autour de la solidarité, les contribuables français devraient-ils consacrer leur pécule, même sous l’apparence fiscale de l’impôt, pour remettre à flot un navire dont les garanties de flottaison à brève échéance sont peu solvables ?

Car, il va s’en dire que ce rachat partiel ou global de la dette accumulée par les fonctionnaires de la compagnie ferroviaire nationale depuis belle lurette grèvera les budgets de celles et ceux, même les ménages les plus modestes, qui se saignent des quatre fers pour obtenir un tant soit peu quelques subsides pour gonfler leur bas de laine.

Pour l’heure, il est encore trop tôt pour savoir à quelle sauce, certainement acidulée, les représentants de la force vive qui nourrit ce pays, soit les 47 % de la population active, seront assaisonnés. Mais, il n’y a guère de doutes à avoir quant aux conséquences funestes qui se préfigurent à courte échéance : il nous faudra bourse déliée pour garantir la paix sociale dans les rues et sur les rails, afin de préserver le principe d’un service public, qui n’est plus respectueux de ses usagers depuis fort longtemps.

L’annonce de la reprise de la dette par l’Etat n’a d’ailleurs pas eu les effets escomptés auprès de la gouvernance. Notamment sur le terme de cette grève perlée qui, petit à petit, enfonce chaque jour davantage le pays dans les limbes de la réussite économique. La pénurie de transports des voyageurs impacte bon nombre de secteurs d’activité ; qu’ils soient artisanaux, commerciaux, industriels, agricoles ou de services. Les multiples perturbations ayant eu cours sur la période bénie du mois de mai, idéale à la pratique du tourisme, n’auront pas été sans conséquence néfaste pour les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration.

Or, à ce jour, aucun syndicat, soutenant ouvertement ce mouvement social très virulent, n’a pris parti de manière catégorique en faveur de la cessation immédiate de ce conflit, devenu au fil de l’eau insupportable à vivre pour des milliers de Franciliens et des millions de Français devant se déplacer professionnellement ou à titre personnel par la voie du ferroviaire.

On ne sait jamais : prolonger ce mouvement de quelques semaines supplémentaires, et néanmoins critiqué par 61 % des Français, pourrait aboutir à obtenir gain de cause sur d’autres revendications plus personnelles comme l’immuable statut des cheminots qui n’a plus raison d’être aujourd’hui. Alors que chaque strate de la population doit fournir son lot d’efforts et de solidarité. Au nom de l’intérêt sociétal de la France.

Et, ce ne sont pas les mesures pseudo-commerciales déclinées par la direction marketing de la compagnie nationale, avec des ristournes faisant office d’emplâtres pouvant atteindre jusqu’à moins de 40 % sous certaines conditions d’utilisation, qui y changeront quelque chose pour redorer le blason de l’entreprise. La France a le mal chronique de ses transports qu’ils soient par le fer ou dans l’air : c’est devenu une récurrente évidence. Traduisant notre incapacité à avancer et à nous moderniser.

Reprendre les dettes de cette entreprise apportera-t-elle enfin des garanties suffisantes pour que les trains partent et arrivent à l’heure, que les services soient améliorés dans le respect du client et que les prix ne déraillent pas à l’avenir ? Rien n’est moins sûr, en vérité. Cela, d’ailleurs, n’empêchera pas l’inexorable ouverture à la concurrence, saine et nécessaire.

Pour le moment, une chose est acquise : contribuables, que nous sommes tous ou presque, ouvrez grand votre porte-monnaie et préparez-vous à payer la facture !

Thierry BRET

    

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Dernière modification le dimanche, 27 mai 2018 09:32

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