Découvrez nos partenaires

logo-festins-de-bourgogne.jpg
gan.jpg
logo-edf-site.jpg
logo-cifa-89-auxerre.png
logo-ccap-vital-sante-auxerre.jpg
logo-iseal-salon-coiffure-auxerre.jpg

Découvrez nos partenaires

logo-festins-de-bourgogne.jpg
gan.jpg
logo-ccap-vital-sante-auxerre.jpg
logo-edf-site.jpg
logo-cifa-89-auxerre.png
logo-iseal-salon-coiffure-auxerre.jpg

Tour de France : une épreuve entre le doute et le désamour...

Fumigène lancé parmi les coureurs, huées au passage du peloton, bourrades inamicales dans le dos, voire menaces vindicatives à l’approche des sportifs… : chaque jour qui passe au gré de nouvelles étapes apporte son lot de contestations supplémentaires entre les « forçats » de la route et le public. A contrario des férus de football qui se sont enflammés à la suite du second titre mondial de leur équipe nationale, que se passe-t-il réellement cette année dans cette édition très mouvementée du Tour de France cycliste ?

De mémoire de suiveurs, il faut remonter à plusieurs décades pour retrouver ce climat de franche hostilité qui accompagne les coureurs au-delà de leur pérégrination aux quatre coins de l’Hexagone. Chaque année, ils sont plus de 20 millions de passionnés, de curieux, de touristes, d’observateurs, français et étrangers, à converger comme un seul homme aux abords des routes empruntées par la « Grande Boucle » pour encourager leurs favoris.

Sans qu’il n’y ait le moindre incident à déplorer au terme de l’étape. Même si quelques-uns de ces aficionados n’hésitent pas à courir, parfois, en parallèle de l’athlète, quitte à le toucher et à provoquer sa chute...à l’insu des motards qui en qualité de précieux garde-chiourme encadrent le convoi et tentent de veiller au grain.

Les rivalités entre les deux frères ennemis, issus pourtant du même territoire cocardier, qu’étaient le Normand Jacques ANQUETIL et le Limousin Raymond POULIDOR dans les années 60, confrontaient leurs partisans dans le sillage de leurs champions. Au cœur de l’épreuve à la fois passionnée et si passionnante, et au détour de véritables explications dantesques qui frisaient avec l’exploit monumental sur la route.

Bien sûr, il y a eu la domination sans borne du « Cannibale » belge, Eddy MERCKX. Le coureur de la « MOLTENI » aura régné sans partage pendant une demi-décennie sur cette épreuve mythique, laissant quelques miettes à ses malheureux poursuivants et de rares accessits aux « seconds couteaux » qui croyaient encore à leur bonne étoile, désireux de jouer les vedettes le temps d’une compétition.

Ces bagarres légendaires engendraient une folle excitation parmi la foule. La France suspendait ses activités pendant trois semaines à l’heure estivale dès que le Tour de France reprenait ses droits. Et de la hauteur parmi ces cols symboles de l’Olympe du sport au nom de Galibier ou de Tourmalet.

Ceux que fréquentaient morts de soif ces valeureux combattants qui se livraient à force de sueur et de péripéties inouïes à des courses inoubliables. De grands noms mémorables resteront gravés à jamais dans ce Panthéon du sport international. On se souviendra toujours de BAHAMONTES, de GIMONDI, de COPPI, de BOBET, de THEVENET, de KUBBLER, etc.

Plus proche de nous, le chant du cygne de ce Tour de France, pourtant centenaire, se résumera aux magnifiques joutes que devaient proposer des ténors éternels de la « Petite Reine » à l’instar de Bernard HINAULT, du regretté Laurent FIGNON, de l’Américain Greg LEMOND ou de Miguel INDURAIN, le vaillant Espagnol qui reprenait à son compte le panache et la vista du légendaire Luis OCANA, vainqueur du Tour 1971 à la force du mollet.

Puis, vint l’ère de Lance ARMSTRONG. Funeste et désastreuse pour ce sport qui depuis ne s’est jamais vraiment remis de cette course effrénée en faveur de l’argent et contre les limites humaines à grandes doses de suspicions liées aux produits illicites et interdits.

Sept victoires entachées de dopage s’en suivirent. Elles auront définitivement terni l’image de cette discipline, devenue au fil des éditions un barnum grandiloquent à part entière que les organisateurs livrent en pâture chaque été au public crédule en fermant les yeux. Il ne fallait pas un être devin pour comprendre à l’époque comment fonctionnait les rouages de la formation « US Postal » qui employait l’Américain et ses divers acolytes.

L’ombre de médecins espagnols, d’une part, puis la présence de produits médicamenteux aux douces consonances scientifiques, d’autre part, firent leur apparition de manière progressive. Au moindre coup de pédale et de changement de braquet, beaucoup s’interrogèrent alors sur le mode opératoire de ces équipes, sans loi ni scrupule, qui ont littéralement pipé les règles du jeu en le rendant indigeste au possible…

Aujourd’hui, les similitudes entre les stratégies inculquées par l’employeur de Lance ARMSTRONG, déchu de ses titres quelques années plus tard qu’il collectionnait comme d’autres récupèrent des timbres oblitérés à La Poste et condamné à de lourdes amendes, et celui du Britannique Christopher FROOME intriguent les commentateurs. Même les moins avertis.

Epinglé sur le Tour d’Espagne 2017 pour l’absorption de doses de « Ventoline » bien trop importantes dans le sang, le quadruple vainqueur du Tour de France n’a éprouvé aucune difficulté pour s’adjuger le Giro 2018 et caracoler en tête sur ce Tour 2018, même si son équipier de luxe, et néanmoins compatriote malgré ses origines galloises, Geraint THOMAS,  est encore revêtu de la parure jaune au terme de la deuxième semaine de compétition…

Si les organismes officiels de l’anti-dopage peinent à prendre des décisions significatives pour réexpédier le coureur si décrié de l’autre côté de la Manche, le public, dans sa grande majorité, a semble-t-il tranché, en jetant l’opprobre sur la formation « SKY » dans son intégralité. Une rancœur contre cette omnipotence et cette insolence confortée dans les résultats qui engendre une véritable bronca qui ne cesse de croître au fil des jours au fil des kilomètres. Mais, pour combien de temps encore ? Ne serait-il pas tant, messieurs les organisateurs, de procéder à un grand nettoyage de printemps dès l’édition 2019 avant de rendre ses couleurs jaunes vives à un maillot de leader qui est aujourd’hui de plus en plus pâle et sans éclat au fil des éditions qui s’égrènent…

Thierry BRET

    

Évaluer cet élément
(7 Votes)
Dernière modification le dimanche, 22 juillet 2018 12:00

Laissez un commentaire

Bannière droite accueil