Malus : les automobilistes devront cracher au bassinet…

Une fois encore, la vache à lait financière préférée du gouvernement devrait être mise à contribution afin de remplir les caisses de l’Etat. Non pas dans un proche immédiat, comme devait le rappeler subrepticement la ministre de la Transition écologique Barbara POMPILI lors d’une intervention médiatique accordée à BFM TV cette semaine.

Mais, sans doute un peu plus tard, car le projet de nouvelle taxation qui devrait pénaliser les automobilistes que nous sommes tous ou presque pourrait grever notre bas de laine avec le retour du printemps.

Epoque joyeuse dans laquelle nous vivons ! Entre les relents nauséabonds de ce terrorisme obscurantiste qui remonte à la surface dès qu’il en a l’opportunité, les privations abusives de liberté qui ne cessent de s’accumuler du fait d’un virus qui ne joue pas les filles de l’air en s’évaporant de manière définitive dans la nature, et ce besoin constant de pressuriser celles et ceux qui sont les forces vives de notre société, c’est-à-dire les consommateurs-acteurs, un sentiment de ras-le-bol généralisé s’installe peu ou prou dans notre société.

Il ne manquerait plus qu’un couple de squatteurs et leur progéniture ne vienne habiter en toute impunité, puisque le droit leur donne raison, votre lieu de résidence et la coupe serait pleine ! A boire jusqu’à la lie !

 

Pas de nouveaux impôts jusqu’à nouvel ordre !

 

La dernière réjouissance en date se nomme la nouvelle taxe envisagée par le gouvernement dans le domaine de l’automobile. Un gouvernement qui ne cesse de répéter à hue et à dia qu’en ces temps troublés par la conjoncture sanitaire la création de nouveaux impôts n’est pas à l’ordre du jour !

Que nenni, ma « brave dame » ! Pourquoi les technocrates du ministère de la Transition écologique affûtent-ils avec tant de sagacité depuis plusieurs mois de nouvelles mesures fiscales qui s’appliqueraient en fonction du poids des véhicules ?

Certes, pour l’heure, rien n’est encore officialisé dans les alcôves ministérielles. Et pour cause ! Car, appliquer immédiatement la décision cet automne ferait un peu désordre dans le concert de louanges généreuses que les représentants de l’Etat font circuler un peu partout via la sphère médiatique sur leurs intentions de geler temporairement les impôts.

Oui mais voilà, le nouveau dispositif est fin prêt.

Il a déjà été largement commenté et critiqué par voie de presse par le dirigeant de la puissante Plateforme de la Filière Automobile (PFA) Luc CHATEL qui dénonce ainsi « la volonté du gouvernement d’accroître la sévérité du malus ».

Il n’est pas le seul : les médias spécialistes de l’information en boucle se sont engouffrés dans la brèche en multipliant les plateaux débat sur le sujet. Et dire que ce projet n’a pas pour vocation à être appliqué dans l’immédiat !

 

Une nouvelle taxe issue de la Convention Citoyenne sur le Climat…

 

Dans l’absolue, il n’existe pas un projet visant à augmenter la fiscalité des automobilistes français mais bel et bien deux dispositifs fiscaux à faire valoir. Le premier concernerait les acquéreurs de véhicules lourds. Cible visée en particulier : les férus de SUV ! Des modèles, dont le public féminin est très friand, et qui ont connu un véritable boom sur le marché consumériste en l’espace de quelques années.

La seconde priorité du gouvernement serait d’imposer les automobiles très polluantes qui rejettent le plus de Co2.

Un système de bonus/malus adapté au poids du véhicule entrerait alors en application. L’idée initiale a été débattue et approuvée par les cent-cinquante représentants de la Convention Citoyenne sur le Climat.

Objectif de ces futures mesures : limiter l’impact de l’humain (et accessoirement de l’automobiliste) sur l’environnement. La belle affaire, pour trouver de l’argent facile à faire entrer dans le tiroir-caisse.

D’autant que ces suggestions pourraient devenir obligatoires si elles sont inscrites dans le cadre du projet de loi de finances 2021. Et posséder une durée pérenne.

Des orientations louables, certes, pour réduire les rejets de carbone dans l’atmosphère mais à quel prix ! Alors que tant d’abus flagrants de tout autre ordre existent impunément aux yeux de tous sur la planète en la matière…

En prélevant une fois encore sur le pouvoir d’achat non extensible et déjà contrit des usagers de la route dont nous sommes nombreux.

Celles et ceux qui ont besoin d’un minimum de confort et surtout de beaucoup de sécurité à bord de leur véhicule lorsqu’ils avalent des kilomètres journaliers devant les relier de leur lieu d’habitation, le plus souvent en zone rurale ou en périphérie des agglomérations, pour se rendre à leur travail dans les villes.

Du fait de la pauvreté manifeste des liaisons régulières inhérentes aux transports en commun. Et de l’absence de métro en rase campagne !

Pour l’heure, les professionnels du secteur automobile, déjà comblés par la crise économique sans précédent dont ils ont eu à pâtir, demeurent dans l’expectative quant à l’acceptation d’un nouveau seuil de rejet de CO2 ramené de 138 à 123 grammes de gaz carbonique rejetés par kilomètre.

Quant à instaurer un malus qui dépendrait étroitement du poids des véhicules, cela laisse certains des concessionnaires interrogés sans voix. Vive l'écologie punitive !

Thierry BRET

 

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