Imprimer cette page

Précieux coup de pouce à l’installation des jeunes agriculteurs : la SAFER et le Crédit agricole en symbiose…

« Jean-Yves REMILLET, président du Crédit agricole de Champagne Bourgogne et président de la fédération des CRCAM représentant les caisses régionales de Franche-Comté, Centre Loire et Centre Est et Jean-Luc DESBROSSES, président de la SAFER Bourgogne Franche-Comté ont signé une convention de portage du foncier permettant d’aider les jeunes agriculteurs à l’installation… ». « Jean-Yves REMILLET, président du Crédit agricole de Champagne Bourgogne et président de la fédération des CRCAM représentant les caisses régionales de Franche-Comté, Centre Loire et Centre Est et Jean-Luc DESBROSSES, président de la SAFER Bourgogne Franche-Comté ont signé une convention de portage du foncier permettant d’aider les jeunes agriculteurs à l’installation… ». Crédit Photo : Crédit agricole de Champagne Bourgogne.

Les deux partenaires ont apposé leurs paraphes au bas d’une convention de portage du foncier libre non bâti, donnant ainsi la possibilité aux jeunes agriculteurs de pouvoir s’installer plus facilement à l’avenir. La signature de ce partenariat entre quatre caisses régionales de la Banque Verte dont celle de Champagne Bourgogne et la SAFER Bourgogne Franche-Comté est officielle depuis le 08 novembre…

DIJON : Grâce à ce nouveau dispositif, le Crédit agricole et la SAFER renforcent ainsi leur soutien aux nouvelles générations agricoles dans un contexte de rareté et de prix croissant des terres, imputables à l’urbanisation. Dans la pratique, ce système astucieux permet à la SAFER d’acquérir le foncier, via un financement réalisé par l’établissement bancaire, qui apporte également une caution pour le paiement des fermages.

La SAFER passe ensuite une convention d’occupation précaire des terres avec le néo-agriculteur. Celui-ci, locataire de la SAFER, exploite le foncier dans le cadre d’une convention d’occupation temporaire allant de cinq à dix ans.

A l’échéance du portage, l’organisme cède le foncier à sa valeur d’acquisition, déduction faite des fermages perçus. Elle y ajoute sa rémunération et les frais de portage (frais de notaires et de géomètres, taxes, frais financiers…).

Au cours de cette période décennale, le locataire exploitant a la possibilité de racheter le foncier quand il le souhaite, en une ou plusieurs fois.

Grâce à ces schémas novateurs, et associée à une grande diversité des profils mais aussi des projets, l’installation enregistre à l’heure actuelle une véritable dynamique auprès des plus jeunes.

Ce dispositif complète celui porté par le Crédit agricole depuis 2017, un accompagnement personnalisé à destination des jeunes professionnels de l’agriculture.

Un concept qui n’aura pas manqué de faire réagir Frédéric DELORE, responsable du marché de l’agriculture et de la viticulture au sein de l’établissement régional.

« En soutenant l’installation, pour lesquels la détention d’un capital de départ est souvent un handicap, le Crédit agricole renforce sa position de premier financeur de l’agriculture nationale…devait-il déclarer.

Aujourd’hui, huit professionnels sur dix de ce secteur bénéficient de l’aide de l’organisme bancaire.