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La semaine par monts et par mots…le come-back de Manuel VALLS sur la scène politique nationale, tel le furet du bois joli !

« Jamais, il ne faut jamais dire jamais ! Surtout en politique et dans son sérail ! On le croyait retiré de la vie politique française depuis 2018 : l’ancien Premier ministre socialiste Manuel VALLS effectue un come-back remarqué aux côtés de La République en Marche aux législatives… ». « Jamais, il ne faut jamais dire jamais ! Surtout en politique et dans son sérail ! On le croyait retiré de la vie politique française depuis 2018 : l’ancien Premier ministre socialiste Manuel VALLS effectue un come-back remarqué aux côtés de La République en Marche aux législatives… ». Crédit Photos : Dominique BERNERD.

Opportuniste jusqu’au bout des ongles, l’ancien Premier ministre socialiste briguera à la surprise générale un poste à la députation en défendant les intérêts des Français de l’étranger (celles et ceux qui vivent en terre ibérique ?!). Après ses adieux fait à la vie politique française en 2018 et sa curieuse aventure à Barcelone, le revoilà sur le devant de la scène, à deux doigts d’intégrer le futur gouvernement ! Après François HOLLANDE qui veut ressusciter le moribond Parti Socialiste, à quand le grand retour de Lionel JOSPIN !

 

BILLET :

 

Lundi

 

« Il court, il court, le Manu : il est passé par ici, il repassera par là… ». Tel le furet du bois joli, Manuel VALLS est de retour de son exil de Barcelone et souhaite le faire savoir au bon peuple de France ! Après s’être tapé l’incruste le soir de la victoire d’Emmanuel MACRON en se frayant une place au premier rang des soutiens du président réélu, sous l’œil goguenard de ses anciens camarades, l’on apprend que l’ancien Premier ministre sera le candidat LREM (Renaissance) aux prochaines législatives dans la cinquième circonscription des Français de l’étranger. Pari gagné pour celui qui en 2018 avait fait ses adieux à la vie politique française et renoncé à son mandat de député de l’Essonne pour partir à la conquête de la mairie de Barcelone. Mais peut-être aurait-il dû choisir une circonscription pyrénéenne… En cas de défaite, le billet de retour sera moins onéreux !

 

Mardi

 

L’information est passée quasiment inaperçue. Mais qui s’inquiète encore aujourd’hui du sort d’un ressortissant marocain emprisonné pour délit d’opinion ? Rabie AL ABLAQ, militant et journaliste de 35 ans a été condamné à quatre ans de prison ferme et 20 000 dirhams d’amende (1 900 euros), pour « offense envers la personne du roi par voie électronique ». Son crime ? Avoir publié à l’automne dernier deux vidéos sur Facebook et YouTube où, s’adressant à Mohammed VI sur un ton familier, il soulignait le contraste entre la richesse personnelle du souverain et la pauvreté de son peuple. Selon « Reporters Sans Frontières », le Maroc pointe aujourd’hui à la 135ème place sur 180 pays au classement mondial de la liberté de la presse. Ne reste pour l’infortuné journaliste que de se remémorer ce proverbe arabe : « Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe toujours la pointe dans du miel... ».

 

 

  

Mercredi

 

 

L’architecture monumentale du bâtiment de la Poste centrale à Auxerre fleure bon avec ses figures allégoriques et son style colossal les débuts d’un XXe siècle triomphant, porteur d’avenir et d’espoir. A ce détail près que l’horloge qui orne son fronton, toute monumentale qu’elle soit elle aussi, ne fonctionne plus depuis des années, ses aiguilles résolument figées dans le temps… Certains esprits malintentionnés y trouveront sans doute là, matière à expliquer le retard grandissant dans l’acheminement du courrier ! 

 

 

  

 

Jeudi

 

 

Ce jeudi est pour la France le « Jour du dépassement 2022 ». En clair, cela signifie que si la planète vivait au rythme de notre pays, elle aurait déjà consommé en à peine plus de quatre mois, toutes les ressources qu’elle peut renouveler en un an. Selon le constat dressé par les ONG « Global Footprint Network » et « WWF France », si le monde entier absorbait autant que les Français, il faudrait 2,9 Terres pour subvenir aux besoins de l'humanité. Nous vivons à crédit, mais quelle importance, ce seront nos petits-enfants qui paieront les intérêts !

 

 

Vendredi

 

Après l’huile, les pâtes et la farine, c’est au tour de la moutarde de commencer à manquer dans les rayons. L’anticipation des consommateurs à faire des stocks, face à une possible pénurie, a suffi à vider les linéaires. Une situation qui rappelle au passage que la France est dépendante pour son approvisionnement en graines de moutarde, à 80 % des plaines canadiennes du Saskatchewan. Et pour le reste…, d’Ukraine ! La réalité met à mal le flambeau tricolore et bourguignon de la célèbre « Moutarde de Dijon ». Quelle salade !

 

 

Samedi

 

 

Du haut de son trône élyséen, le « patron » a tranché et les investitures se réclamant de la majorité présidentielle dans l’Yonne sont désormais officialisées. Un arbitrage qui en a laissé plus d’un (et plus d’une… !) sur le carreau et créé pas mal de déception. Mais du centre droit à la gauche, de la droite en passant par le centre gauche et la gauche droitisée, le terrain de jeu se rétrécit. Il est difficile d’y faire rentrer tous les joueurs, d’autant qu’il n’y a que trois os à ronger !

 

 

Dimanche

 

Les antivax ont encore frappé et placardé leur credo, évoquant ni plus ni moins, un « génocide » des enfants susceptible d’être concernés par le vaccin contre la COVID. Une dramatisation du vocabulaire qui, par-delà une simple guerre sémantique est insupportable par les mots employés. Rappelons que le terme de « génocide », tire son nom du grec ancien « genos », qui signifie race ou tribu et du suffixe latin « cide » qui renvoie à la notion de « tuer ». En banaliser l’usage est une insulte aux grands crimes de l’Histoire que sont la Shoah et le massacre des Arméniens en 1915. « C’est ajouter au malheur du monde que de mal nommer les choses » disait Albert CAMUS. Mais les antivax s’en foutent, ils ne lisent pas CAMUS !

 

 

Dominique BERNERD