La planche à billets annonce la fin du néo-libéralisme : « 1984 » peut désormais s’écrire « 2020 »…

« Trois mondes vont cohabiter après la sortie de crise : celui des états technocratiques et nationalistes, celui de la finance virtuelle et qui impose ses lois aux états et celui qui représente le monde réel, celui de l’économie, le « pot de terre ». Une illustration de la vision chère à Georges ORWELL dans son livre « 1984 » ? ». « Trois mondes vont cohabiter après la sortie de crise : celui des états technocratiques et nationalistes, celui de la finance virtuelle et qui impose ses lois aux états et celui qui représente le monde réel, celui de l’économie, le « pot de terre ». Une illustration de la vision chère à Georges ORWELL dans son livre « 1984 » ? ». Crédit photo : Gerd ALTMANN/PIXABAY.

En France, depuis la disparition du Général de GAULLE, le scénario était cousu d’avance et désiré par de nombreux politiques. Des générations de technocrates de tous bords, formés dans le même moule de l’ENA et autres écoles de la bien-pensance, ont tous appliqué la règle du « petit manuel ». C’est-à-dire celle de l’endettement, leur règle d’or. Où un problème équivaut pour le résoudre à une dette…

TRIBUNE: C’est ce que nous faisons depuis la fin des « Trente glorieuses ». Pour compenser cela, l’Europe a créé le néo-libéralisme.

La balance tentait son équilibre par la valorisation du travail et de l’entreprenariat. Il est plus facile de s’endetter que de travailler. La balance n’est plus équilibrée : la dette a pris désormais le pouvoir. Elle est plus forte que le monde économique réel…

La règle du « petit manuel » de l’ENA peut donc s’appliquer. Le COVID-19 en sera sa tête de turc ; le coupable, celui qui mondialement est responsable. La peur instaurée, les étapes peuvent maintenant s’enchaîner.

Etape numéro un : la BCE fait tourner la planche à billets. L’Allemagne dernier rempart vient de basculer.

Etape numéro 2 : les états s’endettent à foison et profitent de l’occasion pour nationaliser les grandes entreprises tout en valorisant le salaire de certains fonctionnaires. Les règles d’endettement étant brisées, la voie est libre.

Etape numéro 3 : une fois le travail accompli, la BCE renonce au remboursement des dettes d’état. L’or a disparu, l’argent peut couler à flot. Il ne s’agit que d’écritures comptables...

Etape numéro 4 : un nouvel impôt, que l’on pourrait nommer « solidarité COVID » vient alors compléter le dispositif.

Ainsi sur base de nouvelles taxes, nos énarques et technocrates peuvent à nouveau diriger (et toujours pas gérer) les états. L’ENA disparaîtra (on en parle déjà dans les chaumières) que de nouvelles générations de politiques créeront une autre école, avec un autre nom mais pour toujours le même enseignement.

A l’avenir, il est clair que trois mondes cohabiteront : celui des états technocratiques et nationalistes ; celui de la finance virtuelle qui détient le reste de la dette et qui impose ses lois aux états ; et celui, que j’appellerai « pot de terre » qui représente le monde économique réel, c’est-à-dire les travailleurs et les entrepreneurs. 

Au passage, dans la peur, nous perdrons un peu plus de libertés. Tout sera sous contrôle. Et ce pour le bien-être de nos dirigeants et non pas de nos gérants.

« 1984 » de Georges ORWELL peut donc s’écrire et se traduire par « 2020 »…

Didier MERCEY

Articles

Bannière droite accueil