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Les détritus débordent des poubelles dans l’Auxerrois en pleine saison touristique : « c’est pas Marseille, ici » !

« L’épisode de la canicule et la présence des nombreux touristes sur l’Auxerrois vont avoir des répercussions évidentes sur les poubelles bondées qui ne sont plus collectées depuis une semaine. L’opposition demande un geste fort pour arrêter le conflit tandis que les syndicats préviennent : « surtout que les agents ne lâchent rien ! ». Une situation kafkaïenne pour l’Agglomération au cœur de l’été ? ». « L’épisode de la canicule et la présence des nombreux touristes sur l’Auxerrois vont avoir des répercussions évidentes sur les poubelles bondées qui ne sont plus collectées depuis une semaine. L’opposition demande un geste fort pour arrêter le conflit tandis que les syndicats préviennent : « surtout que les agents ne lâchent rien ! ». Une situation kafkaïenne pour l’Agglomération au cœur de l’été ? ». Crédit Photos : Thierry BRET et D.R.

Il fallait s’y attendre : le mouvement de grève des agents de collecte des déchets de l’Auxerrois a été reconduit à minima jusqu’à la fin de la semaine. Sauf que les festivités du 14 juillet et l’épisode de la canicule viennent ajouter une couche supplémentaire aux nuisances déjà occasionnées par ces conteneurs, « dégueulant » de détritus sur les trottoirs. Si les élus de l’opposition montent au créneau pour que cesse enfin ce mouvement, « fruit de la souffrance professionnelle » des services ad hoc ; Force Ouvrière s’insurge contre les contrats précaires et des conditions de travail qui se dégradent…

 

AUXERRE : L’odeur qui se dégage des énormes conteneurs entassés les uns contre les autres, près de la place Saint-Amâtre, vire au pestilentiel. Logique, en cette période de forte chaleur qui devrait se poursuivre une semaine durant selon les prévisionnistes de la météo.

Entamée depuis jeudi dernier, la grève des agents de collecte des déchets de l’Auxerrois engendre forcément son lot de nuisances olfactives et visuelles pour les riverains qui n’osent plus déposer le moindre sac noir sur les piles déjà consistantes de paquets de détritus malodorants, prêts à s’écrouler sur le trottoir.

Peuchère ! On se croirait presque dans les rues encombrées de sacs poubelles et nauséabondes de la cité phocéenne par temps de grèves. Un fait de société qui est devenu régulier au fil des ans dans la seconde métropole de l’Hexagone.

 

Des agents en colère au bord de la précarité…

 

Ce mouvement protestataire pourrait-il faire boule de neige en s’étendant à d’autres services de la Ville d’Auxerre et de l’Agglomération ? Les élus de l’opposition municipale s’en émeuvent. Mais, le syndicat Force Ouvrière ne l’exclut pas en accordant son soutien à toutes les initiatives des agents territoriaux qui se mobiliseront pour défendre leurs revendications, qualifiées de « légitimes ».

Dans un communiqué de presse, Sophie FEVRE, Isabelle POIFOL-FERREIRA, Rémi PROU-MELINE, Mathieu DEBAIN et Mani CAMBEFORT en appellent au président-maire de l’Agglomération d’Auxerre Crescent MARAULT à « créer au plus vite les conditions d’un arrêt rapide de ce conflit social et amorcer ainsi la reprise de la collecte des ordures ».

Au cœur de cette grogne, pour ne pas dire colère qui s’étale sur les trottoirs des 29 communes de l’Agglomération, citons pêle-mêle les conditions de travail dégradées, les problématiques de sous-effectifs chroniques, la mise en avant de contrats précaires et les faibles rémunérations, jugées insuffisantes pour satisfaire les salariés. Avec un pouvoir d’achat en berne depuis une décennie…

 

 

Des désaccords pointés du doigt par l’opposition municipale…

 

Explications complémentaires obtenues du côté de Force Ouvrière et de son représentant départemental, Reynald MILLOT : « Nous soutenons les grévistes quand ils exigent que les vacataires et les contractuels, dont certains le sont depuis plusieurs années, soit titularisés comme fonctionnaires territoriaux. Cela leur garantirait de sortir de la précarité tout en stabilisant davantage les équipes… ».

Toujours très prompt à dégainer dès que les choses se gâtent et sont annonciatrices de discussions musclées dans le microcosme politique auxerrois, le binôme de l’opposition Maud NAVARRE et Farah ZIANI constate, de son côté, que « ce mouvement de grève n’est que le prolongement d’un fonctionnement déjà très compliqué du service déchets depuis de nombreux mois ».

Les deux élues pointent en chœur d’un index accusateur l’absence de collecte dans certains quartiers de la ville depuis fort longtemps et la réduction des périodes d’ouverture des déchèteries qui s’apparentent désormais à un service minimum rendu à la population, du fait du manque chronique de personnel.

Ces points de discorde avaient servi à alimenter, lors de la commission de juin dernier, les échanges nourris entre le tandem Maud NAVARRE/Farah ZIANI et le vice-président en charge de l’Environnement de la majorité.

 

Une grève en plein été, cela fait tâche pour le tourisme auxerrois…

 

Quant aux membres du groupe « Pour Auxerre », ils se disent finalement très peu surpris de la tournure des évènements. Et de ce conflit, prévisible depuis deux ans…

« Cela fait vingt-quatre mois que nous alertons Crescent MARAULT sur les conséquences de sa politique sur le personnel qui se traduit par une ambiance délétère dans les services, la stagnation salariale et surtout la suppression de postes. Nous avons à faire à un personnel qui est en souffrance et ce n’est pas la première fois qu’il revendique sur ses conditions de travail en se mettant en grève… ».

On se souvient effectivement des ATSEM (agent territorial spécialisé dans les écoles maternelles) dont les revendications furent abordées lors d’un conseil municipal.

Mais, à la différence du précédent mouvement, la mauvaise humeur des « grands oubliés » de la période COVID, selon Force Ouvrière, s’observe à chaque coin de rue. Un peu partout dans les communes de l’agglomération.

En pleine saison touristique, l’image de l’Auxerrois est quelque peu écornée d’autant que les professionnels – les commerçants en tête – commencent à tousser sérieusement. « On se croirait à Marseille avec ces immondices qui jonchent le sol ! » confie l’un d’eux excédé.

 

 

Un geste fort et définitif attendu pour arrêter la spirale…

 

Maud NAVARRE, très attentive à l’évolution de la phase sept de l’épidémie de la COVID, prévient : « beaucoup de concitoyens font tout leur possible pour protéger celles et ceux qui vivent avec eux sous leur toit. Le ramassage régulier des déchets contribue à limiter les risques de propagation du virus… ».

Peu enclin à se contenter des déclarations faites récemment par le président de l’Auxerrois, le syndicaliste Reynald MILLOT (FO) précise par ailleurs que « le fait de ne pas augmenter les impôts ne peut satisfaire les demandes des agents en grève ».

Et de rajouter, volontariste, « nous dénonçons le chantage à la privatisation exercé par l’élu en direction de nos camarades grévistes ainsi que le mensonge sur la baisse des coûts pour la collectivité d’une telle opération ».

Enfin, tous les élus de l’opposition s’accordent au moins sur ce point : il appartient à la présidence communautaire de mettre un terme sans plus attendre à ce conflit social en prenant des engagements sur la revalorisation des salaires des agents, et l’arrêt des mesures destinées à casser la grève.

Bref un geste fort et décisif qui permettrait de mettre un terme à ce mouvement dans les prochaines heures ou les prochains jours, avant que ne fleurissent çà et là dans la nature d’incommodantes décharges sauvages, difficiles à détecter…

 

Thierry BRET

 

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PRESSE EVASION - Mr Thierry BRET

Tél. : 06.20.31.05.53.

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