Regain d’intérêt pour le recrutement dans l’Yonne ? C’est ce que confirme une enquête livrée par Pôle Emploi

 « Les intentions de recrutement sont en hausse de 4 % dans l’Yonne, comme le confirme la dernière enquête en besoins en main d’œuvre des entreprises réalisée par Pôle Emploi et le CREDOC. Le second semestre de 2021 verrait en toute logique une optimisation des embauches… ». « Les intentions de recrutement sont en hausse de 4 % dans l’Yonne, comme le confirme la dernière enquête en besoins en main d’œuvre des entreprises réalisée par Pôle Emploi et le CREDOC. Le second semestre de 2021 verrait en toute logique une optimisation des embauches… ». Crédit Photos : Thierry BRET (Archives).

De l’espoir en perspective pour les personnes en quête du Graal en matière d’emploi sur notre territoire. Le dernier baromètre relatif aux besoins en main d’œuvre dans les entreprises du département le plus septentrional de Bourgogne Franche-Comté se révèle être franchement positif. Fruit de Pôle Emploi, cette livraison sociologique se veut plutôt rassurante pour les mois à venir…

 

AUXERRE : Estimation prévue : + 4 % de hausse sur le seul territoire de l’Yonne. Malgré la sinistre année 2020, synonyme de recrudescence de la pandémie de la COVID-19, la reprise du nombre de recrutements dans les entreprises de notre territoire s’oriente vers l’optimisme pour les personnes en quête d’emploi. Le rapport annuel conçu par Pôle Emploi et réalisé avec le concours du CREDOC est en ce sens très révélateur d’une certaine amélioration de l’employabilité.

L’Yonne représente plus d’un projet de recrutement sur dix de la région, avec à la clé l’éventualité de 10 160 embauches en 2021 contre 9 750 seulement en 2019. 2020 n’entrant pas en ligne de compte pour la comparaison des données chiffrées, suite au triste épisode épidémiologique que l’on a connu.

La nouvelle se révèle être très intéressante. Car, malgré les affres récurrentes du coronavirus, les intentions de recrutement repartent de plus belle, démontrant ainsi les prémices d’une reprise de la part des entreprises.

Au plan sectoriel, Auxerre se taille la part du lion, avec 5 330 projets à venir, soit 52 % du volume d’embauches de l’Yonne ! Puis viennent dans l’ordre les bassins de Sens (2 240 projets), Joigny (1 350 projets) et Avallon (1 240 projets).

53 % des intentions d’embauches concernent des emplois durables. C’est-à-dire ceux essentiellement liés à des remplacements initiés à la suite des départs définitifs de salariés pour 42 % des cas.

A contrario, l’apparition de nouvelles activités permet de créer 28 % de postes supplémentaires. Quant au surcroît de travail généré dans les entreprises, il explique à lui seul une progression de 23 % de ces embauches futures.

 

 

Certains domaines professionnels peuvent engendrer des difficultés…

 

La typologie sectorielle de ces projets de recrutement se rapporte pour le plus grand nombre au secteur de l’agriculture. 1 816 d’entre eux pourraient ainsi voir le jour cette année du fait de l’importante activité saisonnière.

Toutefois, le commerce (1 530) et l’industrie manufacturière (956) demeurent les principaux recruteurs au niveau de notre territoire départemental devant le bâtiment (539). In fine, les métiers des services rassemblent plus de la moitié des intentions d’embauche.

Du côté des difficultés à recruter, les entrepreneurs jugent délicat de pouvoir embaucher avec aisance des profils spécifiques comme ceux des ouvriers non-qualifiés dans le secteur du papier/carton et du bois ainsi que ceux de type artisanal. Cependant, il est à noter que la part de ces projets jugés difficiles à concrétiser enregistre une baisse substantielle, passant de 54 % en 2019 à 53 % en 2021.

Il est à noter qu’une catégorie professionnelle présente de réelles difficultés de recrutement selon les employeurs : celui d’ouvrier non qualifié divers de type artisanal. Une denrée suffisamment rare, visiblement, qui fasse que ce domaine soit incorporé au top dix en Bourgogne Franche-Comté.

Enfin, petit focus sur l’année 2020, pour conclure. 31 % des établissements professionnels ont cherché à renforcer leurs effectifs de collaborateurs dont les trois quarts ont recruté autant que prévu et un sur dix a embauché plus que prévu.

Signalons, néanmoins, qu’un peu moins de 10 % des sociétés de la région ont finalement renoncé à leur recrutement. La crise sanitaire étant passée par là. C’est d’ailleurs ce que considère un employeur sur trois au terme de cette année quasi blanche pour l’emploi.

 

Thierry BRET

 

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